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Boureïma Allaye TOURE
Président du CNSC

Président du Conseil

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Présentation

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Un devoir de mémoire

Le Conseil National de la Société Civile a été créé en mars 2003 à la suite d’un processus de concertation des Organisations de la Société Civile sur les enjeux liés au renforcement de leur culture démocratique pour une participation plus efficace au développement à travers le renforcement de leur capacité d’influence sur les politiques et les programmes de développement à tous les niveaux au Mali. Il a une représentation aux niveaux: régional, local et communal.

Le CNSC a pour but de contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile malienne afin de les rendre plus aptes à agir sur le cours des politiques et des stratégies de développement économique, social et culturel.

La mise en œuvre des politiques et plans stratégiques ou programmes de lutte pour la croissance et la réduction de la pauvreté se trouve entravée par la dégradation du tissu sécuritaire au Mali depuis plus d’une décennie. Cette crise était perceptible depuis le début des années 2000 comme le prédisait l’Etude Nationale Prospective Mali 2025 et tout montrait à suffisance qu’elle ne pouvait encore rester ainsi sans aboutir à une crise profonde. En effet, depuis la signature des Accords d’Alger entre les groupes rebelles (2006 et 2015) et le gouvernement de la République du Mali, tous les acteurs et analystes avertis savaient que les engagements pris de part et d’autre étaient difficiles à satisfaire dans les délais. Pendant que le désenchantement des différents acteurs engagés par ces Accords creusait un fossé d’incompréhension d’une part et de désillusion d’autre part, un troisième larron trouve la situation assez propice pour asseoir et développer des activités de contrebandes de tout genre sous la au service d’un islamisme radical en étendant son occupation sur les régions centre du pays. En application des termes des différents Accords, le Gouvernement du Mali a dû alléger progressivement son dispositif sécuritaire au nord, jusqu’à s’effacer complètement, allusion faite au concept de l’armée reconstituée du Mali, laissant la zone du nord du Mali comme champ propice à tous les abus et tous les trafics illicites. Face à cette attitude du Gouvernement qui s’apparente à une démission, ni les interpellations des pays voisins dits du champ, ni les cris des pauvres populations victimes des scènes de vols et pillages de tous genres, d’enlèvements et de braquages n’ont pu venir à bout d’une recherche obstinée de paix basée sur la négociation avec les groupes armés.

Aujourd’hui la situation a inévitablement conduit à l’enlisement de toutes les couches sociales aussi bien au nord que dans toutes les autres parties du pays, exacerbée par la lancinante crise scolaire à laquelle s’ajoutent la pandémie du Covid-19 et les mécontentements nés de la gestion du contentieux des élections législatives de 2020.

La crise ainsi créée a engendré une situation d’insécurité et de paupérisation sans précédent due entre autres à la fragilisation de tout le tissu économique. En même temps on se trouve en présence d’une société civile méconnaissable : une société mi-civile, mi-politique et même mi-confessionnelle avec des groupuscules qui se forment dans le but de représenter et de défendre les intérêts des populations sans défense laissées à elles-mêmes ou de faire la promotion d’une religion ou un regroupement politique choisi. Est-ce là le rôle de la société civile ?

La société civile était-elle consciente de cette situation ? Que pouvait-elle faire et qu’a-t-elle fait ?

Dans un Mali déjà éprouvé par les efforts de l’interminable guerre contre le terrorisme et les « djihadistes » auxquels s’ajoute la pandémie du Covid-19 et son impact sur l’économie, les citoyens qui n’ont d’autre rêve que de jouir de leurs droits fondamentaux pour vivre un mieux être quelle que soit l’équipe à laquelle sera confié son destin ?

La société civile est donc fortement interpelée à se départir des autres forces et à prendre ses responsabilités pour jouer un rôle plus grand en conformité avec sa vocation.

Le Conseil National de la Société Civile du Mali qui se veut être le creuset de la société civile malienne entend jouer le rôle de locomotive du changement qualitatif à travers la veille citoyenne et le renforcement des capacités de ses membres. Pour ce faire, il s’efforce à créer les meilleures conditions de concertation entre les organisations de la société civile et à renforcer leur capacité de négociation, de plaidoyer et de lobbying. Sans se substituer aux acteurs politiques et religieux, il œuvre à la création d’espaces de dialogue et de négociations entre les acteurs de la gouvernance afin de favoriser des changements structurels qualitatifs dans le fonctionnement des Institutions de la République au profit exclusif de l’intérêt du citoyen et le développement durable. Telle est la vocation d’une société civile responsable dont se réclame le CNSC.

Boureïma Allaye TOURE

Président du CNSC

Le Conseil National de la Société Civile

Quartier Hamdallaye ACI 2000, place Can, Mairie de la Commune IV

1er Rue 2ème Porte à Droite, Rue: 243 - Porte: 234, Bamako-Mali

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